La République démocratique du Congo a procédé à une campagne d’urgence financée par Gavi (Crédit photo : OMS/ Eugène Kabambi)

Un total de 11 zones de santé du Kongo-Central et de la Ville-Province de Kinshasa ont été ciblées pour mener une campagne de riposte aux cas de fièvre jaune enregistrés dans le pays et en Angola voisine.

Les élèves du secondaire de la zone de santé de Masina, au sud-est de Kinshasa, se font vacciner contre la fièvre jaune.

Nous sommes très satisfait du déroulement des activités de vaccination qui reposent sur des mesures urgentes pour endiguer l’épidémie en collaboration avec les autres partenaires”, a souligné le Dr Yokouidé Allarangar, Représentant de l’OMS qui a également appelé à “l’intensification sans relâche des activités de surveillance épidémiologique dans toutes les zones de santé du pays en cette période où l’épidémie de fièvre jaune a été déclarée par l’OMS comme une urgence.

Une écolière de Kinshasa, zone de santé de N’djili, reçoit le vaccin.

Près de deux millions de personnes vont recevoir jusqu’au 4 juin, le vaccin antiamaril au cours de cette campagne qui a mobilisé près de 2 000 vaccinateurs dans plus de 978 sites de vaccination.

Les équipes de santé qui sont déployées sur le terrain se font vacciner contre la fièvre jaune.

Celle-ci intervient après que 649 cas suspects dont 48 cas confirmés (44 en provenance d’Angola) et 61 décès ont eu lieu en République démocratique du Congo. Le 23 avril, le Ministre de la Santé Publique de la RDC, le Dr Félix Kabange Numbi a déclaré officiellement l’épidémie dans le pays dont la longue frontière commune avec l’Angola (plus de 2 600 km) permet d’intenses échanges commerciaux ce qui comporte des risques élevés d’extension de l’épidémie. Les autorités craignent ainsi une propagation rapide du virus en raison d’une faible couverture vaccinale. 

Un logisticien de l’OMS vérifiant les vaccins lors de la vaccination à Matadi, Kongo Central.

L’épidémie de fièvre jaune qui sévit en Angola a fait déjà plus de 300 morts dans le pays depuis qu’elle s’est déclarée en décembre 2015. “La situation actuelle en Afrique centrale est un rappel de l’importance d’investir dans des programmes solides et durables vaccination de routine pour prévenir de telles épidémies et protéger la santé des populations” a rappelé le Dr Seth Berkley, Directeur exécutif de Gavi.